Aug
11
2009
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Souvenirs de ma jeunesse dans la vallee de l’OURIKA 1947-1964

Photo, 1953

Une journee de baignade a la riviere de galets de l’Ourika..

De gauche a droite, mon frere aine Judex z”l, ma soeur Georgette et mon frere Charles z”l

Ourika,le Saint, l'oued 1953, freres et soeur

Depuis ma naissance a Rabat en 1947, mes parents m’y amenaient passer un pelerinage de 7 jours tous les ans.
La derniere fois que j’y ai ete c’etait en aout 1961, et c’etait l’annee de ma Bar Mitsvah.
Durant ces 13 annees de visites, mes freres et moi avions explore a pied toute la vallee sur 10 a 20 kms, et il y en avait des montagnes et des cascades,le plus beau coin de mon enfance . Mon grand frere avait fait un long film de famille en couleur du saint, de la vallee et de Marrakech en 1959.Et c’est le plus beau film de toutes nos collections de films familiaux.A la maison,quand des moments de nostalgie s’emparent de nous, nous revoyons ce film ancien de 8 mm que nous avons bien sur retranspose sur video, et l’on se rememore ce paradis de notre enfance.
Au saint,nous dormions des fois dans les petites chambrettes du rez de chausse ou des fois dans la petite salle adjacente a la synagogue au 1er etage. Les services de priere du samedi matin etaient exceptionnels.
En bas pres de la tombe, mon pere s’assoyait par terre sur des tapis comme beaucoup de pelerins de Marrakech , car il etait tres rare d’y rencontrer des juifs d’autres villes ,et tous les Hommes lisaient les Tehilim.
Une fois pendant la nuit,pres de la tombe, c’etait au debut des annees 50, un grand serpent tomba du plafond au-dessus du mur en face de la tombe du saint et directement pres des jambes de mon frere. Mon pere etait tres apeure, mais les gens du saint qui etaient dans la salle lui dirent de ne pas bouger et que le serpent s’en irait, et c’est ce qui se passa,sans aucun incident. Tout etait serein, paisible, un calme spirituel, on pouvait sentir la Chaleur du Tsadik. Les samedis soirs etaient bruyants et pleins des yous yous des femmes, car apres la Havdala l’on vendait les bougies aux encheres. Les nombreuses femmes se pressaient d’allumer leurs bougies dans un carre de terre qui se situait sur le cote de la tombe. Il arrivait des fois que de “l’eau” remontait a la surface de ce carre et toutes les femmes se precipitaient de part et d’autre avec des yous yous, des prieres personnelles et cantonnaient aussi toutes sortes de chansons religieuses car elles disaient que c’etait la une expression materialisee d’un” contact spirituel” du Tsadik a la congregation qui priait; et la chambre vibrait alors des appels effrenes de “Haouaja Rebbi Chlomo, Haouaja…….” cantonnes par toute l’assemblee.
Un jour, de jeunes gamins qui voulaient leur faire une farce,genre comiques Pim Pam Poum je ne sais pas si tu as connu ce magazine tres rigolo de mon enfance; bref ces gamins ont vide une bouteille d’eau dans le carre et sont alles appeler les femmes en criant au miracle, evidemment ca a marche et toutes les femmes se sont mises a prier. A ce moment precis les gamins ont eu une sorte de grand remords et ont devoile la supercherie au grand desarroi de nos meres tres croyantes; les gamins se sont fait corriger par leurs peres, mais evidemment il n’y avait pas grand chose dans le coin pour occuper des enfants pendant 7 jours.
Durant ces annees dans la batisse de terre battue qu’etait le Saint, il n’y avait pas d’eau courante, pas de toilettes, pas d’electricite, bref a part la presence humaine pas grand chose.
Pour la nourriture, les berberes du coin nous vendaient des poulets,on en mangeait beaucoup.Les gens qui pouvaient se le permettre achetaient un mouton ou une vache. Il y avait toujours un Chokhet en permanence et la Chekhita se faisait a l’arriere cour a l’exterieur du saint ,juste apres le mur oppose a la porte principale et perpendiculaire a l’oued qui coulait plus bas. Evidemment j’observais le deroulement de la Chekhita comme tous les gamins d’ailleurs, car ce n’etait pas une experience accessible a un enfant ,a Rabat et la curiosite etait trop forte. J’avais toujours le coeur dechire en voyant les yeux tristes de ces betes,et tres gamin j’etais au bord des larmes; mais enfin il fallait manger et il n’y avait pas de congelateurs. Le Chokhet etait generalement boucher, et si la bete etait decouverte non cachere et bien c’etait grande perte et il fallait trouver quelqu’un pour la lui donner. Je me demande si CARA GEORGES, l’aubergiste francais a 1 ou 2 kms plus bas sur la route n’en prenait pas livraison. Pour le pain et la DAFINA du samedi, il y avait une preposee juive berbere qui avait un grand four de terre battue ,aussi a l’arriere cour, et elle faisait le pain pour tout le monde, genre immense Pita qu’elle posait a meme la coupole de terre qui etait le toit du four et les pitas y cuisaient constamment durant la journee. La Dafina etait introduite a l’interieur du four le vendredi apres midi et le four etait ensuite bouche avec de la terre. Je pense qu’un berbere l’ouvrait le samedi midi. Enfin toujours est-il que je n’ai jamais mange de Pitas aussi bonnes et de Dafinas aussi succulentes que celles cuites au Saint Rabbi Chelomo Bel Hens ZSL”. dans la vallee de l’ourika. Il y avait aussi un monsieur qui grillait des pepites pour le samedi.
Pour la lumiere et les rechauds, mon pere ramenait de la Societe Nantaise de Rabat qui les vendaient des rechauds, genre “Primous” ou “Luise” avec meches et comme lampes; la “Coleman” de camping, (car c’etait du CAMPING que l’on pratiquait) au Kerosene et qui eclairait comme une lampe de 500 watts ou tout simplement des lampes a carbure: 2 contenants a l’interieur desquels on y introduisait des pierres de carbure et de l’eau et la reaction chimique produisait un gaz qui sortait par un bec et qu’on allumait, ca eclairait assez mais ca ne battait pas la “Coleman” americaine.
On dormait a meme le sol sur des matelas que l’on avait auparavant expedies de Marrakech par le car de la CTM de la place Djemma el Fna.
On mangeait beaucoup de mais, car c’etait la culture principale dans la vallee pres du saint.On mangeait aussi beaucoup de Figues de Barbarie, de Figues vertes , du raisin vert et des noix de grenoble encore vertes avec leur peau qui nous teignait la paume des mains comme du Henne et qui etait impossible d’oter. Bref c’etait plus ou moins ce que les berberes cultivaient dans la vallee. Au fait j’oubliais les fermes francaises dans les bonnes terres et dont les poiriers produisaient les plus grosses poires du pays, geantes et tres douces.. Tous les matins un ami de mon pere , un fermier berbere nous apportait des bouteilles ,genre limonade SIM,remplies de lait encore tout chaud et que ma mere bouillait pour le pasteuriser.Enfin on mangeait tres bien.
Un ete, les scouts EI de Marrakech avaient etabli un camp de 15 jours a l’exterieur du saint et cette annee la il y eut des celebrations de Bar Mitzvah, l’Ourika etait inonde de jeunes juifs et c’etait feerique ,toutes les nuits etaient remplies des chants de chorale scouts, et les matins et samedis les services de prieres etaient officies par les chefs eclaireurs israelites , c’etait extraordinaire ; d’ailleurs mes freres ont correspondu plutard et pendant des annees avec ces nouveaux amis rencontres a l’Ourika, je pense qu’ils sont meme venus nous rendre visite a Rabat.
En guise de divertissement, c’etait tout d’abord les jeux de RONDA, des fois de BELOTTE, mais surtout les baignades dans l’oued. A a peu pres 4 kms a pied du saint ,en prenant la route , passant CARAGEORGES, et descendant vers la vallee par un chemin raccourci qui longeait un ruisseau dont ” seuls mes freres connaissaient l’existence” ( j’y croyais…) et qui descendait vers l’oued, se trouvait “UNE PISCINE NATURELLE” avec un pont de bois et de corde, genre film de tarzan. C’etait un bassin d’eau du torrent que les soldats americains avaient creuse durant la 2ieme guerre mondiale, car ils avaient etabli un campement militaire temporaire dans le coin et ils avaient donc pour leurs loisirs creuse l’oued avec leur bulldozer sur une profondeur de 1m50 , une longueur de 15 a 20 m. et une largeur de 10m. et bien sur apres leur depart ils avaient abandonne a notre grande joie cette piscine dans son etat naturel.. Je pense que ce n’etait que ma famille et Carageorge qui la connaissait car lui et ma famille frequentaient l’Ourika depuis les annees 40, surtout mon oncle de Marrakech qui y allait dans sa jeunesse avec des amis francais pour y pecher la truite, c’etait le meilleur coin pour la peche a la truite et l’auberge Carageorge etait leur base.
Des fois on allait escalader les montagnes avoisinantes ,y prenions quelques photos et y laissions quelques “souvenirs,memos” genre notre drapeau pour marquer le sommet et notre passage; je me demande si ils y sont encore aujourd’hui.
une fois en pleine nuit ,debut 1952-53, etait arrive un groupe de berberes , les femmes avec beaucoup de boucles d’oreilles et colliers et les hommes habilles en berbere et ressemblant aux autochtones de la region. Ils s’installerent pres de la tombe , y lirent le talmud et la guemara ,presque du par coeur, et s’en allerent de bon matin sur leurs anes grimpant la pente de la montagne du Saint aussi furtivement qu’ils etaient arrives. Mon pere etait tout ebahi, il n’avait jamais su qu’il y avait quelque part dans ces hautes montagnes des juifs berberes authentiques et qui recitaient le TALMUD tel que le TSADIK RABBI CHELOMO BEL HENSS ZSL”qui venait de Palestine le leur avait enseigne au 17ieme siecle.
Ces etes au Saint de l’Ourika resteront graves dans ma memoire et celle de ma famille comme des moments inoubliables et irremplacables de notre vie au Maroc d’Antan.
Amities
Elie Cohen
Le Saint Rabbi Chlomo Belhenss zatsal dans la Vallee de l'Ourika

Written by Elie_Cohen in: Mes Memoires |
Jul
29
2009
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Montagnes de l’Atlas, heureuse vallee de l’Ourika, mes jeunes annees..

Photo:

Enfance feerique , “Ma belle vallee”..Ourika..how green  was the valley of my youth..

La vallee de l'Ourika, Haut Atlas , Maroc

Bonjour a toutes et a tous

Ce sujet est dedie  a tous mes freres, soeurs, cousins , cousines, et bien entendu a la memoire de mes parents qui nous ont permis de passer pendant des decennies de merveilleuses vacances dans un endroit qui  paraissait  etre le jardin d’Eden..


La Vallee de l’Ourika a ete pendant pres de 16 ans mon endroit de vacances mais pour mes freres et soeurs aines , eux ont decouvert ce coin de paradis avec mes parents vers  le  milieu des annees 1940′s.
Effectivement, depuis ma naissance en Decembre 1947 , mes parents m’avaient toujours emmene avec eux au Saint , au mausolee du R’bi Chelomo Belhenss, se situant  a plus de 50 kms de Marrakech, sur les  hauteurs du Grand Atlas qui dominaient la ville imperiale.

La toute premiere fois que j’y suis alle, l’on m’a dit  que j’avais trois mois et c’etait en plein hiver, en Fevrier 1948. Dans cette grande batisse, construite en terre cuite et poutres primitives de troncs d’arbres, vieille de plusieurs centenaires, il n’y avait pas de chauffage, et la neige, en ces mois d’hiver, avait recouvert tout le Saint. Le froid, durant mon premier hiver sur Terre et au Haut Atlas, etait glacial et les conditions d’hebergement au Saint assez rudimentaires..Malgre toutes ces difficultes climatiques, mon pere m’a dit que cela s’etait  tres bien passe..et mes joues etaient toujours roses, tout le monde etait en forme, en fait c’etait un lieu ou les intemperies hivernales etaient “inexistantes”! l’endroit avait un cachet divin, c’etait un lieu de haute spiritualite judaique et aussi un paradis naturel , montagnes, vallee, torrents d’eau fraiche, arbres fruitiers, cascades, vignes, troupeaux de chevres, vaches laitieres, brebis, basse-cour..rochers de granite multicolores, gris ecarlates de mineraux formant ces massifs geants. .

Pour moi , les annees depuis 1948 etaient devenues des attentes pour tous ces mois d’Aout, lorsque mon papa prenait ses vacances et je pouvais de nouveau me retremper dans mon petit paradis bien a moi, au milieu des vallons du Haut Atlas, courant, me baignant et degustant sans effort, les fruits qui poussaient ca et la, parmi cette foret verte irriguee de tous ces petits canaux d’eau de montagne, aussi vieux que l’homme qui les avait traces, des siecles et des siecles auparavant..

Mes adieux a toutes ces annees de jeunesse belle et joyeuse je les ai tristement faits en Aout 1964..

Cette vallee de l’Ourika n’avait aucun secret pour mes freres et moi  puisque nous l’avions parcourue maintes fois , de fond en comble,  pendant de nombreuses annees . Les montagnes environnantes aussi, nous les avons toutes  escaladees durant les annees 1950′s, 1960..
Voici quelques petites photos que j’avais en ma possession et qui faisaient , pour certaines d’entre elles, partie de notre album familial.

Ce sujet du Saint, je le continuerai durant cet Ete, afin de rester dans le cadre de mes souvenirs de vacances en famille et je ferai aussi un compte-rendu, assez detaille, d’une de ces annees de pelerinage de 1954-55..qui avait ete magique..


A bientot et toutes mes amities,

elie cohen


Photo:
Le Saint , Rabbi Chlomo Belhens zatsal,a l’Ourika , autour de 1949. Jeune fermier berbere du Haut Atlas, aux paturages..

Paysage pittoresque au Saint , valle de l'Ourika autour de 1949

Written by Elie_Cohen in: Mes Memoires |
Jul
19
2009
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OURIKA: my soul, my young spirituality,mon jeune judaisme..

Papa, Maman  et Elie

photo: my parents and me going down the stairs to Rabbi Shlomo Belhenss z”l mausoleum in the High Atlas mountains, August 1959

Hi everyone

Here it is a page of my youth, that I had first published five years ago in my old jewish community website called “Dafina”.There,in that Internet site, we ,old folks , last Jews of Morocco..[after about 2500 years of presence in that part of North Africa]..here , scattered  from all around the world ..from Israel to Europe to Asia to Australia and finally America, we write our collective memoirs of yesterday..the stories of our grand-parents, their parents, our own parents and finally of ourselves: the last of the “Jewish Mohicans” in Morocco!

So it is in french, my mother tongue, the one I used as a young little boy to pronounce my first words (my first language had to be Moliere’s), that I will continue later that subject to reflect the cultural spirit of those years!

Anyhow , may be one day I will have the patience to translate most of those articles but in the meantime and knowing perfectly that my children an my wife, all Canadian born and English speaking from Quebec, will certainly understand most of it, besides it will be a very good exercise for their bilingualism, I will carry that topic as I planned it, meaning in French and partly English where I can..

So here it is:

Ourika or the jewel of my childhood.

I was born the 6th day of December 1947 in Rabat, the capital city of then french Morocco, and I first spent two weeks in Ourika , during the month of February 1948.

The place:

The dried clay building of Rabbi Shlomo Belhenss, an emissary from the Old City of Jerusalem that came to that part of the world in the years of  the seventeen century a.d.

Why ,in the 17th century, did  that great Rabbi , Jewish Palestinian born, decided to settle for good in the middle of the High Atlas mountains? because after collecting  funds from all Morocco Jewish communities living in big cities such Rabat, Fes, Tetuan, Mogador, Marrakesh, etc. to help secure  the Talmudic Yeshivas located in Tiberias, Safed, Yavne, Jerusalem in old Ottoman Palestine ,he fell in love with the beautiful high mountains of the Atlas rising in the near horizon of Marrakesh.

Rabbi Shlomo Belhenss fell also in love with the scattered Jewish Berbers  men, women and children that had been isolated for centuries from main stream Judaism  Sepharadic and Ashkenaze. During the 17th century there were no roads, neither trails, so to speak..linking those mountains to cities and towns of the kingdom of Morocco.

My parents told me that , back in the first month of a cold 1948 winter,they really were wondering how I will sustain the freezing temperature and the snow in that kind of primitive building with no running water , no electricity and no heat whatsoever..

And here it was, the miracle provided by the divine soul of that Saint: I had a great time and behaved so well, in all aspects, my dad and my mom  were sure that place was a holy place!

Rabbi Shlomo Belhenss zats’al was very famous, in that Berbers world, for  performing miracles during his lifetime spent among them. He is buried in that building where all Jews come to pilgrimage ounce or twice a year, or to celebrate a special event such Bar Mitsvah, etc.

Another day I will recalled some of those summers spent in that beautiful place.

Until then ( maybe to-morrow , I will be back..) I ‘ll say good-by for now and see you soon.

Regards to all

elie cohen

photo: 1948, Rabbi Shlomo Belhenss zatsal,two centuries and a half old building and mausoleum

Ourika-le Saint dans la valle qui porte son nom

Written by Elie_Cohen in: Mes Memoires |
May
28
2009
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HAPPY SHAVUOT, HAG SAMEAH

shavuot-festival-of-torah-fruitsten-commnandments1

….Receiving Torah at Mount Sinai was the very beginning of the journey for the people of Israel. Endowed with a covenant with the Almighty, the children of Israel were now on their way to becoming the nation of Israel. Contained within every word of every commandment of this new Torah was the imperative of the land of Israel. The journey and the fulfillment of the word of Torah would only be possible in the land of Israel. This is no more explicit than in the commandment of the first-fruits:

…”And it will be, when you come into the land which the L-rd, your G-d, gives you for an inheritance, and you possess it and settle in it, that you shall take of the first of all the fruit of the ground, which you will bring from your land, which the L-rd, your G-d, is giving you. And you shall put [them] into a basket and go to the place which the L-rd, your G-d, will choose to have His Name dwell there. And you shall come to the kohen who will be [serving] in those days, and say to him, ‘I declare this day to the L-rd, your G-d, that I have come to the land which the L-rd swore to our forefathers to give us.’” (Deuteronomy 26:1-3)

Happy Shavuot to my family and my friends

Elie

luhot-habrit-les-dix-commandements

Written by Elie_Cohen in: Mes Memoires |
May
23
2008
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Bonjour, hello to my blog

This is my personal new blog, in other words where I am going to leave some of my memories, personal feelings and achievements.

Here I will write about my life, my hobbies, travels and inner philosophies that carry me during the span of sixty good years, thank G.od!

That space is dedicated to my children, my two sons.  It is also dedicated to my beloved parents , both resting in peace in Jerusalem.The site is also a place for my old friends to remember me and our journeys through childhood , youth, army,schools and all places of encounters together.

EC2 fleuves, EC2 rivers or my initials and the most important rivers of my life. The ones that carried me through all those years, the river of my birth and the river that brought me to the new world, the country and city where I moved to build a new and exciting life!

Written by Elie_Cohen in: Mes Memoires |

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